mardi 16 juillet 2013

Jugement d'Urgot

Nous pouvons le reconstruire, nous possédons la techmaturgie.

Urgot, fierté du bourreau.





OBSERVATION :
Urgot musardait dans le grand hall de l'Institut de la guerre, ses pattes arachnéennes portant son corps flasque vers son objectif. A son passage, on pouvait entendre le métal qui raclait le sol et percevoir la faible lueur des étincelles ; nul n'aurait pu présumer de son agilité. Son visage horrible, dénué de toute émotion, dissimulait parfaitement sa détermination.

Au bout du bras droit, là où certains ont une main, lui avait une épée à l'allure terrifiante. Au bout de son bras gauche se rouvait un canon, une autre alternative de fortune. Dans un grincement de métal, il s'arrêta devant une double porte de marbre. Il leva l'une de ses pattes articulées vers cette double porte qui l'empêchait d'avancer et l'ouvrit sans peine. Sa peau difforme, faiblement éclairée par le moteur techmaturgique qu'elle abritait, ruisselait de sueur alors qu'il pénétrait à l'intérieur.

RÉFLEXION : 
Il fut enveloppé par une noirceur aussi intense que familière. Une douce brise se leva, et il sentit la rosée qui était venue se poser sur lui. Il trembla de tout son corps, mais ce n'était pas sous l'effet de la peur. Il était impatient, tout simplement. Urgot enroula les doigts autour du manche de sa hache. Ses doigts ? Il leva brusquement la main. Alors que ses yeux s'accoutumait à l'obscurité, il découvrit, incrédule, qu'il avait des doigts intacts. Devant lui, il reconnut la tête sombre de Sion, son officier supérieur, un sifflet entre les lèvres. Un éclair illumina le ciel et dessina le contour d'une silhouette, au loin. Quelques secondes plus tard, le tonnerre retentit. Était-ce un rêve ? Était-ce vraiment lui ? Le sifflement strident de son officier supérieur l'arracha à ses pensées. Sans trop savoir pourquoi, il lança brutalement l'assaut en direction de son lointain adversaire. Il entendit quelqu'un crier : "Des intrus ! En formation !" Devant lui, il pouvait voir des soldats qui se rassemblaient, un mur de boucliers démaciens qui se préparait à subir l'assaut. Quelque chose était étrange. Ils étaient trop nombreux. Sans rompre sa marche, il leva sa hache immense et l'abattit sur le bouclier du chef ennemi, ce qui le fit basculer. Urgot, sans considération pour le danger, balançait son arme avec des gestes amples pour creuser des trous dans la défense ennemies. 

Le rugissement chaotique du combat s'élevait maintenant autour de lui. Les démaciens, étourdis par la violence de son assaut, lui laissèrent un bref moment de répit. Une plaie béante qu'il venait de creuser arrosa ses yeux de sang ; il le balaya rapidement et sans fléchir. Un nouvel éclair révéla une forme imposante derrière l'avant-garde ; une forme, débout auprès d'un vieil arbre, qui hurlait ses ordres. Urgot lança une nouvelle charge, ses coups de hache lui libérant le passage. Sans aucune retenue, il se fraya un chemin jusqu'à l'arrière, encouragé par les hurlement de ses frères d'arme. Les démaciens se rassemblaient. Ses camarades étaient submergés. La hache levée, il fonça droit devant lui pour intercepter le commandant ennemi qui lui-même se dirigeait vers la mêlée. Son adversaire fit un pas de côté et la hache s'abbatit sur le tronc d'un arbre. Urgot s'acharnait tant bien que mal pour arracher l'arme plantée dans le bois. Mais il était déjà trop tard. Une lame scintilla, et tout devint silencieux. Sa vue se brouilla alors qu'il s'effondrait, les bras levés devant lui. Ses membres déchirés au poignet brûlaient de douleur alors que le sang se déservait par flot entiers. "Te souviens-tu, Urgot ?" demanda une voix famillière. Urgot se tourna vers celui qui s'adressait à lui. Le carnage qui l'encerclait s'était dissipé, et la lueur du jour pointait à l'horizon. Il gisait dans une clairière, au milieu des bois.

Dans la fraîcheur du matin, il entendait le gazouillis des oiseaux. Garen, la Force de Démacia, se trouvait à quelques pas de lui ; il essuyait délicatement le sang sur son épée. "Je me souviens, démacien, grogna fébrilement le guerrier estropié. Je me souviens de ce que tu m'as fait." Garen esquissa un sourire malfaisant. "Et ce n'est pas fini", ajouta-t-il d'un air moqueur. Il disparut en un instant, et fut remplacé par une armée de guerriers noxiens et leurs acclamations. Le bras droit d'Urgot était maintenant une épée menaçante que lui avait greffée un médecin de guerre. Il baissa le regard. A ses pieds, recroquevillé dans la boue, se trouvait un beau jeune homme aux cheveux bruns. C'était Jarvan IV, prince héritier de Démacia, qui le regardait de ses yeux bleus, dénués de toute peur. Il était certes vaincu, mais il n'avait pas abandonné sa fierté ni sa dignité. Urgot, au moment de lever son arme pour porter le coup de grâce, arborait une sourire satisfait. Une flèche lui transperça le torse et lui fit lâcher son arme. Il fut envahi par la douleur et eut simplement le temps de lever les yeux pour discerner cette silhouette imposante si familière qui se précipitait dans sa direction, son arme prête à s'abattre sur lui. Il chercha à hurler, mais il n'en avait plus la force. Ça ne pouvait être la fin ! Pas comme ça ! Pas ici ! Pas maintenant ! L'obscurité le rattrapait peu à peu, le laissant seul avec son assassin.

"Pourquoi veux-tu rejoindre la League, Urgot ?" demanda Garen, la main posée sur son épée. Urgot respirait à nouveau normalement. Il était de nouveau lui-même, et ses pattes métalliques grinçaient de rage. De l'énergie nécromantique traversait sa carcasse de métal. "Vengeance !" hurla-t-il, les yeux emplis de colère. Garen hocha la tête et s'approcha. "Quelle impression cela fait-il de partager ainsi ton esprit ?" En guise de réponse, Urgot leva son épée au-dessus de sa tête et l'abattit avec fureur sur l'image de son pire ennemi. Alors que son fantôme s'effaçait dans l'obscurité, il comprit que sa lame avait simplement fendu l'air. Les grandes portes s'ouvrirent complètement. La League l'attendait.

20 AOÛT, 20 CLE 

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